Accompagner un proche pour des soins sous anesthésie générale
Un patient opéré sous anesthésie générale ne rentre pas seul. Ce n’est pas une précaution de confort, c’est une condition de la sortie.
Cette page s’adresse à la personne qui accompagne. Elle explique ce qui est attendu d’elle, et ce qu’elle peut faire pour que la journée se passe bien.
Pourquoi un accompagnant est obligatoire
Les produits de l’anesthésie mettent plusieurs heures à s’éliminer. La vigilance et les réflexes restent diminués alors même que le patient se sent parfaitement réveillé.
C’est pourquoi il ne conduit pas le jour même et ne rentre pas seul. La sortie n’est validée que si une personne l’accompagne.
Avant le jour de l’intervention
Votre rôle commence avant. Quelques points simples évitent les mauvaises surprises :
- vérifier avec le patient l’heure à partir de laquelle il doit être à jeun
- organiser le transport aller et retour, sans compter sur les transports en commun au retour
- prévoir des repas mous et tièdes pour les deux premiers jours
- récupérer les ordonnances avant, si le praticien les a remises à l’avance
- bloquer la fin de journée, l’heure de sortie n’est jamais connue à la minute près
Le jour de l’intervention
Vous accompagnez le patient à la clinique et vous pouvez rester pendant l’intervention. La durée dépend des soins prévus, de quelques dizaines de minutes à deux ou trois heures.
À la sortie de la salle de réveil, l’équipe vous remet les consignes et les ordonnances. C’est le moment de poser vos questions : le patient, lui, retient peu de choses dans les heures qui suivent.
Le déroulé complet de la journée est décrit dans notre article sur le jour de l’intervention.
Le soir et la nuit
Le patient est souvent fatigué et somnolent. C’est normal. L’essentiel tient en quelques gestes :
- donner les médicaments prescrits aux horaires indiqués, sans attendre que la douleur revienne
- proposer à boire dès que l’équipe l’a autorisé, puis une alimentation tiède et molle
- appliquer du froid sur la joue si un gonflement apparaît
- rester auprès de lui dans les heures qui suivent le retour
- laisser le téléphone du cabinet à portée de main
Les jours suivants
Un gonflement et une sensibilité pendant deux à trois jours sont habituels. Ils diminuent ensuite progressivement.
Le patient reprend en général ses activités le lendemain ou le surlendemain. Un rendez-vous de contrôle est prévu au cabinet pour vérifier la cicatrisation. Nos conseils après une intervention reprennent l’essentiel.
Quand appeler le cabinet
Certains signes justifient un appel, sans attendre le rendez-vous de contrôle :
- un saignement qui ne s’arrête pas malgré une compresse maintenue en place
- une douleur qui augmente au lieu de diminuer après le deuxième jour
- un gonflement qui s’aggrave au-delà du troisième jour
- de la fièvre
- une difficulté à avaler ou à ouvrir la bouche qui s’installe
En cas de doute, appelez. Le cabinet préfère une question de trop qu’un signe laissé de côté.
Questions fréquentes sur l’accompagnement
Puis-je rester pendant l’intervention ?
Vous pouvez rester à la clinique. L’accès au bloc opératoire n’est en revanche pas possible.
Un taxi suffit-il pour le retour ?
Non. Il faut une personne qui accompagne réellement le patient jusque chez lui, pas seulement un moyen de transport.
Le patient dort-il à la clinique ?
Non. Ces interventions se font en ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même. Les consignes de sortie vous sont remises par l’équipe de la clinique.
Le patient se souviendra-t-il des consignes ?
Rarement dans le détail. C’est pour cela que les consignes vous sont remises par écrit et expliquées à vous aussi.
Prendre rendez-vous pour une consultation à Boulogne-Billancourt
Un proche envisage des soins sous anesthésie générale et vous souhaitez comprendre comment cela s’organise ? Le Dr Franck Brunon reçoit au Cabinet dentaire Escudier, à Boulogne-Billancourt, et les accompagnants sont bienvenus en consultation. Prenez rendez-vous en ligne ou par téléphone.